Le Cercle Alpin, Arts et Traditions
Les cultures des vallées alpines

Le Groupe Folklorique La Taïole est une association qui existe depuis 1989.
Stéphane Delval, son président, et les membres de l'association travaillent
pour la continuité des traditions du terroir du val de Durance
et des Hautes-Alpes et vous invitent à partager nos activités de
musiques traditionnelles, costumes, danses, chants et langue.
Aussi, toute l'année, les ateliers de La Taïole rayonnent
dans notre beau département et au-delà de ses frontières
afin de promouvoir nos traditions.
À Tallard, le Provençal-alpin se parle encore.
Aussi, La Taïole propose des cours de "lengo nostro".
Des participants du groupe qui parlent "la lengo-nostro"
se sont investis afin de récolter des enregistrements
du parler du Val de Durance auprès d’anciens
et ainsi établir un recueil, véritable mémoire de leurs récits.
D'autres s'amusent à traduire des textes pour faire vivre
"la lengo-nostro" au quotidien.
De nombreuses danses sont pratiquées
au sein du groupe folklorique La Taïole,
comme des Polkas, Scottishs, Farandoles,
Rondes, Quadrilles, Rédowas et Rigodons.
Le Rigodon : cette danse caractéristique des hautes terres
dit "lou païs gavouot" se déroule toujours en sens inverse
des aiguilles d'une montre (aspect solaire), dans un sens rituel :
"le musicien était autrefois placé au milieu, figurant le soleil,
les danseurs autour de lui, représentant, dit-on, les éléments terrestre".
Le thème du Rigodon est une poursuite galante qui lui donne le caractère
d'une danse de fertilité, par l'antique motif du changement de femmes
et du martèlement du sol (on sait que, dans les danses agraires de fertilité,
on frappait la terre du pied pour stimuler la germination des plantes
et aussi pour chasser les mauvais esprits).
Les danseurs poussent des cris appelés "huchements",
imitant, pense-t-on, le hennissement des chevaux
selon un principe de magie imitative des travaux des champs
et font claquer rudement leurs doigts,
c'est ce qu'on appelle "las chicagnaudas".
Pour la musique, les instruments sont : l’accordéon, la vièle
et aussi le violon et le galoubet et tambourin.
Encore aujourd’hui, les rondes sont chantées
comme cela se faisait dans le temps.
Dans la tradition, le chant servait à accompagner la danse,
pour encourager les gens au travail
et pendant les veillées d'hiver.
Les costumes de notre groupe sont des copies d'originaux,
tirées des photographies et lithographies ou de vêtements anciens
portés par les gens du village entre le XIXe et le XXe siècle,
costumes de paysans, d'artisans et de bourgeois.
Leur usage a pratiquement disparu vers 1930 dans les villes,
mais a perduré dans certaines vallées (Champsaur, Queyras, Dévoluy)
jusque dans les années 1970.
Les métiers anciens représentés pendant les manifestations
sont per exemple la cardeuse à main ou à rouleau, le fuseau et le rouet,
la sculpture sur bois du Queyras…
L'atelier des jeunes est nouveau : Vanessa et Merry,
maîtresses de danse, partagent leurs savoirs artistiques
avec les enfants qui représentent l'avenir de l'association.
Ils participent à toutes les manifestations du groupe
dans l’esprit de jeunesse renouvelée.
Depuis plusieurs années, La Taïole organise
"Le chemin des crèches"
avec les gens du village mais surtout en partenariat
avec la municipalité et les commerçants,
chez qui sont exposées différentes crèches.
Un concert dans l’église marque l’inauguration
ainsi qu’un "passo-charrièro", défilé aux flambeaux.
Les villageois et les groupes en costume cheminent
jusqu’au château de notre village où est exposée chaque année,
dans la Salle des Gardes, une crèche géante de plus de 80 m2,
dont le thème diffère chaque année.
En 2019, le Groupe Folklorique La Taïole,
lauréat du concours régional "Lou Printèms Prouvençau"
organisé par l’Union Provençale,
a remporté la "Mirèio d’or" (premier prix).

Située dans le département des Hautes-Alpes,
en région Provence-Alpes-Côte d’Azur,
TALLARD se trouve à 15 km au sud de Gap, au bord de la Durance,
au point où celle-ci s'oriente progressivement vers le sud jusqu'à Sisteron.
Cette situation en fait une place de contrôle naturelle
des circulations venant du sud.
Tallard est située à la jonction de deux axes majeurs de desserte de la région :
la route nationale 85, venant de Grenoble par Gap,
prolongée au sud par l'autoroute A51 vers Sisteron et Marseille
et la départementale 942 qui draine les circulations
en provenance de l'Ubaye (Barcelonnette)
et de la haute Durance (vers Briançon), traverse le village de Tallard
et rejoint la RN 85 peu avant l'entrée de l'autoroute.

Un château, érigé au XIVe siècle et classé monument historique depuis 1969.
On peut y visiter la chapelle seigneuriale surmontée de la statue de la Trinité,
la salle du corps de garde, la salle des chevaliers,
et aussi les vestiges du logis seigneurial ainsi que la crypte de la chapelle.
Une église, classée monument historique depuis 1931. On peut y admirer
les fonts baptismaux, les orgues, le buste de saint Grégoire, la chaire,
la Khatchkar et la nef centrale ornée de six tableaux
retraçant la vie de saint Grégoire.
Un parc, « la Garenne », classé parmi les sites pittoresques
du département depuis 1958
Des jardins dits "les Jardins de Conquête".
Un aérodrome mondialement connu,
1er site de parachutisme en France et 2e d'Europe.

Saint Grégoire de Tallard († 404), évêque d'Amnice en Grande Arménie,
devenu pèlerin et évangélisateur dans les Alpes du Sud,
mort et vénéré à Tallard, fêté le 21 septembre.
Bernardin de Clermont(1440-1522), vicomte de Tallard,
chambellan de François Ier et trésorier général du Dauphiné.
Camille d'Hostun, duc de Tallard (1662-1728), duc de Lesdiguières,
maréchal de France et pair de France.
Antoine Mourès (1827-1887), éditeur et imprimeur en Égypte, né à Tallard.
Richard Duchamblo (1906-2003), prêtre, résistant,
a contribué à la sauvegarde du patrimoine de la commune.


